Chaque vendredi matin, nous intervenons auprès d’enfants lourdement handicapés.
Le jour où nous avons rencontré Babacar, il criait de douleur. Les équipes présentes tentaient de l’apaiser sans succès. Alors nous avons posé doucement un petit cochon d’Inde nommé Caline sur le plateau de son fauteuil.
Nous avons pris sa main et l’avons posée sur elle. Quelques instants plus tard, Babacar s’est calmé. Puis il s’est endormi. Caline aussi. Blottie sous sa main, elle s’est laissée aller contre lui, comme si les deux se connaissaient déjà.
La semaine suivante, la même scène s’est reproduite. Puis encore après. Avec les autres animaux, Babacar semblait apaisé, mais avec Caline, quelque chose de différent existait.
Un lien invisible.
Une habitude.
Une confiance mutuelle.
En soutenant La Bergerie, vous contribuez à :